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HOANI TEVARIA

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Hoani est née à Tahiti, mais c'est à Nuku Hiva qu'elle a grandi. C'est là que tout a commencé pour elle : une île, une culture, et des racines qu'elle n'a jamais lâchées, même à l'autre bout du monde.

 

Deux destins qui se croisent

 

Hoani connaissait Teiki depuis le collège, mais c'est au lycée que leur histoire a vraiment commencé. Très vite, leur vie s'est construite à deux. C'est encore au lycée qu'ils ont eu leur premier enfant. Un événement qui aurait pu tout arrêter, mais qui n'a fait, au contraire, que renforcer leur détermination à avancer, ensemble. Parce que chez Hoani, abandonner n'a jamais été une option.

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Partir pour mieux revenir

 

Après le baccalauréat, Hoani et Teiki ont poursuivi leurs études à Tahiti, puis en France, en confiant leur petit garçon à leurs parents, restés aux Marquises. Un choix qui n'a pas dû être facile. Laisser son enfant derrière soi, même entre de bonnes mains, même pour construire quelque chose de mieux, c'est une décision qui demande une force peu commune. Hoani l'a prise, les yeux ouverts, sans jamais regarder en arrière. En France, elle a dû affronter un premier coup dur : son école a fait faillite avant qu'elle ait pu terminer son diplôme. D'autres auraient peut-être craqué. Elle, elle a cherché du travail, et elle en a trouvé. Parce que c'est comme ça qu'elle fonctionne : voir le côté positif, avancer, ne jamais baisser les bras.

 

 

Un repère, à des milliers de kilomètres

 

Même loin de Nuku Hiva, la culture marquisienne n'a jamais quitté Hoani. En France, elle et Teiki ont mené ensemble un groupe de danse. Mais au-delà de la danse, ils ont créé quelque chose de plus grand : un foyer pour ces jeunes Polynésiens venus en France, souvent seuls, parfois perdus, loin de tout ce qu'ils connaissaient. Un endroit où se retrouver entre eux, où ne jamais se sentir tout à fait loin de chez soi. Hoani a toujours été comme ça : elle prend soin des autres naturellement, sans qu'on le lui demande. Elle rassemble, elle accueille, elle crée cet espace où chacun se sent bien.

 

 

Rentrer, pour élever leurs enfants

 

À la naissance de leur deuxième enfant, Hoani et Teiki ont fait un choix clair : rentrer aux Marquises, pour élever leurs enfants là où eux-mêmes avaient grandi. Hoani a construit son propre chemin. Quand Teiki a reçu une proposition de poste à Hiva Oa, elle a choisi de le suivre, comme ils avaient toujours fait : ensemble. Elle a d'abord travaillé au centre médical comme secrétaire, apprenant à s'adapter, à être utile là où on avait besoin d'elle. Aujourd'hui, elle est secrétaire comptable à la Communauté de communes des Îles Marquises (CODIM). Des domaines différents, mais toujours la même constante : une rigueur, une intelligence, et cette capacité à apprendre vite, à ne jamais se laisser dépasser. À Hiva Oa, avec Teiki, ils ont continué ce qu'ils avaient commencé en France. Pas seulement dans la danse, mais dans quelque chose de plus large : prendre soin des jeunes qui les entourent, être présents, créer autour d'eux cet espace où l'on se sent compris, soutenu, moins seul. Comme si, où qu'ils aillent, Hoani et Teiki portaient avec eux cette même chaleur.

 

Hoani adore les enfants, tous les enfants. Pas seulement les siens. Elle prend toujours ceux de la famille avec elle, les emmène jouer dehors, les fait promener, leur consacre du temps avec une générosité naturelle et sans calcul. Être avec eux, c'est une joie pour elle, pas une obligation. Et les enfants le sentent.

 

 

Porter un rêve commun

 

Aujourd'hui, Hoani et Teiki ont trois enfants, à qui ils veulent transmettre cette culture et cet amour qu'ils portent depuis toujours. C'est cette même énergie, faite de débrouillardise et de persévérance, qu'Hoani a mise au service de Nuku Tiki. Depuis le début du projet, elle répète souvent la même phrase : "Si les autres peuvent y arriver, alors nous aussi." Une conviction simple, mais qui dit tout d'elle : cette façon qu'elle a de toujours croire que c'est possible, de ne jamais se mettre de limites, et d'entraîner les autres avec elle dans cette énergie-là.

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