POENAIKI KIMITETE
Sculpteur sur bois, Hiva-Oa, Iles Marquises
Un art transmis par le regard
Axel, de son nom marquisien Kimitete Poenaiki Kamehameha, est un sculpteur pour qui l'art s'est transmis d'abord par le regard. Enfant, il observait son père travailler le bois et donner vie à des tiki. Il n'y avait pas de grands discours, seulement les gestes, le bruit des gouges et la patience de celui qui sait. C'est là, à côté de son père, qu'est née sa vocation.
C'est aussi son père qui lui a appris à sculpter avec des gouges. Axel a commencé très jeune, et cette première école, à la maison, a posé chez lui un rapport à la sculpture fait de respect pour le geste et pour ceux qui l'ont transmis.
Du CJA à Nuku Hiva, la construction d'un style
Pour aller plus loin, il est entré au CJA, où il a passé trois ans à apprendre les bases du métier. Il y a acquis la rigueur et la technique qui ont donné une assise solide à ce qu'il avait reçu à la maison.
En 2012, Axel part vivre à Nuku Hiva, où il reste huit ans. Il y trouve un cadre propice à son apprentissage : c'est là qu'il progresse vraiment et affine sa technique. Surtout, il y rencontre des anciens, Edgar Tamarii, Kahee Taupotini, Damien Haturau ou encore Julien Tamarii. Ces hommes l'ont encouragé, l'ont laissé apprendre de leur travail et lui ont partagé leur expérience. À Nuku Hiva, la sculpture reste un savoir vivant, qui passe d'une génération à l'autre. Axel en a fait pleinement partie.
De tout cela, Axel a fait un style bien à lui. Sa sculpture ne ressemble à aucune autre dans la famille Tamarii : on la reconnaît à sa manière, qu'il a construite au fil des années.
Une fierté faite de reconnaissance
Aujourd'hui, Axel pratique la sculpture à la maison, là où tout a commencé. Il est fier de son parcours et de son talent, et il reste reconnaissant. Il remercie chacun de ceux qui lui ont transmis leur savoir, de son père aux anciens de Nuku Hiva. Sa fierté est celle de quelqu'un qui sait ce qu'il doit aux autres, et son travail perpétue leur héritage. D'autres sculpteurs, comme Teiki Tamarii, continuent d'apprendre auprès de lui.





